Emilio

Emilio

Je suis fier d’être le dépositaire de ces deux héritages.

Ma famille trace ses origines au nord du Liban. A partir du IVe siècle, nos ancêtres épousèrent la foi chrétienne prêchée par Saint Abraham l’Hermite et par Saint Siméon le Stylite puis adhérèrent à l’Église maronite.

Ils s’établirent dans la région de Byblos et habitèrent sa haute montagne, vraisemblablement dès le Xe siècle. Au XVe siècle, sous la pression de représailles chiites en provenance de la Bekaa, nos pères quittèrent le village de Yanouh — perché à mille deux cents mètres d’altitude et surplombant la vallée du fleuve d’Adonis — pour s’installer à Hakel, près du rivage méditerranéen.

A la suite d’un différend qui les opposa à un clan guerrier turcoman soutenu par les Ottomans, nos aïeux abandonnèrent Hakel à la fin du XVIIIe siècle et vinrent s’implanter sur les hauteurs de Beyrouth, à Hadath et Borj El-Brajneh, où ils administrèrent des terres agricoles pour le compte des émirs Hassan puis Melhem Chehab. Depuis le Liban où notre famille demeure enracinée, les Dib essaimèrent vers les pays de la diaspora : des branches s’établirent au Brésil, au Canada, aux Etats-Unis et dans d’autres contrées.

Né à Beyrouth dans les années quatre-vingt, j’ai grandi dans le Liban de l’après guerre civile et fait mes études sur les bancs des frères des écoles chrétiennes, introduites au Levant à la fin du XIXe siècle par des missionnaires lassaliens français. C’est donc tout naturellement que je suis parti poursuivre mes études supérieures en France comme de nombreux Libanais de ma génération.

Dès l’atterrissage de mon avion à l’aéroport de Paris Charles-de-Gaulle, j’ai été accueilli par des sourires — probablement aidés par mon accent de l’époque. Je me suis rapidement senti intégré par la société française et n’ai jamais perçu la moindre discrimination à l’école, au bureau ou en ville : en plus d’une décennie en France, on ne m’a jamais arrêté et demandé de présenter une pièce d’identité.

Je vis et travaille à Marseille et j’y ai fondé une famille. La France est devenue pour moi une seconde patrie : je me sens autant Français que Libanais, et fier d’être le dépositaire de ces deux héritages.

Le français est ma langue de tous les jours, même si je m’adresse en libanais à mes parents et à mon fils, et me tiens informé des nouvelles du Proche-Orient en arabe. De par ma formation technique, l’anglais demeure pour moi un impératif professionnel ainsi que la langue de mes lectures.

Emilio El-Dib


Le Liban expliqué à mes proches, par Emilio El-Dib

Le Liban expliqué à mes proches, par Emilio El-Dib, raconte l’histoire du pays du cèdre en suivant ses peuples, leurs origines, leurs langues et leurs religions. Il aspire à donner des clefs de lecture — simples, sans qu’elles ne soient superficielles — pour mieux cerner ce fabuleux pays.

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